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Augustina a pu passer pas mal de temps avant notre départ pour identifier les treks que l’on peut faire en Polynésie Française sans l’aide d’un guide (budget/préférence personnelle). C’est comme cela qu’elle est tombée sur le mont Aorai, le troisième plus haut sommet de Polynésie Française avec ses 2066m.

Notre équipement

Nous avons pu laisser toutes les choses inutiles chez notre amie, ce qui nous a permis d’économiser de nombreux kg. Grosso modo, nous avons pris :

  • Nos 2 gros sacs à dos
  • La tente, les 2 matelas, 2 oreillers
  • Les battons de marche
  • 4,5 L d’eau chacun (3 bouteilles d’eau 1,5L)
  • La cuisine et de quoi manger (froid)
  • La trousse de toilette et celle de secours
  • L’appareil photo, GoPro …
  • Et tous les petits trucs de rando utiles 😉

Rien de particulier à l’exception des litres d’eau et des batons

La 1ère mission : trouver le « Belvédère » !

Le Belvédère, c’est le début du chemin vers l’Aorai aux alentours de 600m d’altitude. C’est aussi l’endroit où vous trouverez un restaurant/bar avec une vue panoramique. Nous n’avons pas eu l’opportunité d’y passer, c’était fermé. Il parait que certaines personnes commencent le trek depuis la côte, ce qui vous ferait traverser la ville (rien d’intéressant à notre sens).

Chanceux que nous étions, notre amie nous a encore prêté sa voiture. En revanche, on pensait trouver très facilement ce fameux Belvédère mais on a mis quasi 2 heures … Il y a exactement 2 panneaux qui indiquent le chemin. Bref, on a été très mauvais 🙁 ! En partant à 13h30, nous avons démarré le trek à 15h30.

On s’est posé la question de faire machine arrière mais finalement, on a décidé de poursuivre. On avait tout ce qu’il fallait pour « survivre ». A la tombée de la nuit, on s’arrêterait et on aviserait le matin pour continuer ou redescendre. Relax!

Aperçu du chemin pour l’Aorai

Tout ce qu’on avait entendu les jours précédents au sujet de l’Aorai était que c’était difficile, glissant et qu’il y avait 2 refuges. Voici la carte qui se trouve à quelques mètres du Belvédère :

En voyant cette carte, on s’est mis à douter qu’il y avait bien 2 refuges ou non. Nous avons pris le chemin rouge, 10,6km pour un peu plus de 1400m de dénivelé. Autant dire que ce n’est pas une promenade tranquille et que c’était mission possible d’arriver en haut avant la tombée de la nuit (vers 18h30).

Direction le 1er refuge Fare Mato (1403m)

Le sentier démarre assez fort tout de suite et n’est pas balisé. Mais ça ne pose vraiment aucun souci, il n’y qu’un chemin sauf de vraiment vouloir chercher à se perdre dans la pampa ! Nous avons eu une superbe vue sur la ville et l’île de Moorea quasi dès 10 minutes de marche et puis quasi tout au long du chemin. Concernant la végétation, elle est vraiment dense. Ca nous change des treks en Europe et on aime beaucoup. En revanche, avec les kg sur le dos et la chaleur/humidité, il faut avouer qu’on a beaucoup transpiré. C’est pourquoi nous avions prévu 4L d’eau par personne pour l’aller/retour.

Environ après 30 minutes, nous avons franchi plusieurs pentes raides où des cordes ont été positionnées pour aider à monter. Car il venait de bien pleuvoir avant le début de notre marche, le terrain était vraiment glissant. Nous n’avons pas tardé pour sortir les bâtons qui nous ont vraiment facilités la vie ! Vers les 1100m d’altitude, après le passage du col, on commençait à fatiguer un peu. Nous étions à un rythme de 260 à 300m d’altitude par heure. Il faut croire que nous n’avons plus l’endurance de l’époque malgré les nombreux treks que nous avons pu faire. Et c’est bien la première fois qu’on fait un trek dans un milieu aussi humide. Pas d’inquiétude, d’ici quelques semaines, on retrouvera notre niveau !

Nous savions que la nuit allait bientôt tomber et qu’il fallait accélérer pour atteindre à minima ce 1er refuge à 1400m. Nous avions tout de même commencé à chercher un coin où poser la tente au cas où. Bref, on accélère et à 1370m vers les 18h30, on aperçoit une petite maisonnette en bois. Nous avions compris que le refuge était plus un abris de secours qu’un vrai refuge de montagne. Des lits superposés en bois sont présents mais pour être honnête, c’est vraiment dégueulasse à l’intérieur. Il y a une petite réserve d’eau de pluie juste à côté de la maisonnette mais le robinet ne se ferme plus. Mais quelques gouttes coulent malgré tout, ce qui nous a permis de nous laver un minimum.

Nous sommes montés quelques mètres au-dessus et nous avons vu qu’il était possible d’y mettre la tente (juste à côté d’un petit emplacement sauvage pour faire le feu). Nous nous sommes dépêchés de monter la tente et tout préparer car la nuit tombait très vite. La vue était superbe et la vue était dégagé sur l’Aorai (juste en face !). Nous avons mangé à l’intérieur de notre tente, et vers 20h nous nous sommes couchés.

Le lendemain et la descente

Après une bonne nuit de sommeil en plein milieu de la forêt, nous avons décidé de descendre car l’Aorai n’était pas dégagé du tout. Notre nuit a été tout de même perturbé, non pas par les moustiques en centaines, mais par une souris. Ouiiii … une souris.

On a eu peur qu’elle fasse un trou dans la tente pour chopper quelques miettes de pain. Augustina est sortie et a déposé quelques morceaux un peu plus loin en signe de deal : « on te donne à manger mais tu nous laisses dormir ». Soit nous étions trop fatigués, soit elle a accepté le deal 😉 J’avais aussi accroché toute la nourriture en hauteur dans la tente.

Bref, nous étions peu déçu de redescendre mais il faut toujours respecter les décisions de Mère Nature 😉 Nous sommes donc redescendus de la montagne pour rejoindre notre amie. Nous sommes tous les deux tombés une fois même avec nos bâtons. C’est super glissant, faites attention !

Les autres ascensions à Tahiti

Le plus haut sommet de Tahiti et de la Polynésie Française est le mont Orohena avec 2241m, et le deuxième est le mont Pito Hiti avec 2110m. Il n’y a pas de grande différence en altitude avec l’Aorai mais il parait qu’il faut un peu plus d’équipement de montagne que celui que nous avons dans notre sac. Il faut aussi prévoir 2 à 3 jours pour un aller/retour. Ca pourrait être sympa car pour faire l’Orohena, il faut passer par le Pito Hiti. Il y a aussi d’autres randonnées qui ont l’air super comme ceux sur la presqu’île mais il faut connaître les sentiers.

Quelques articles que l’on avait gardé dans un coin :

 

Tags : AscensionTenteTrek
William

The author William

Enthusiastic and adventurer, William just got his 32 years. Born in France (close to Paris), he started to travel 15 years ago and used to spend at least 1 week per year alone without friends in the mountains. This is how he met Augustina in Madeira Islands (Portugal). A lot of changes happened the last years and lot of projects achieved! Life is going fast but William never forgot his childhood dream to travel the world 😉

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